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lundi 28 janvier 2013

Tribune PRS



 Les Projets Régionaux de Santé vus des Conseils régionaux

La demande de soins en France est en constante augmentation en raison notamment du vieillissement de la population et de la  prévalence croissante des pathologies chroniques nécessitant une prise en charge quotidienne et par différents professionnels de santé. Dans toutes les enquêtes d’opinion, nos concitoyens nous disent à la fois leur attachement au service public de santé, et le sentiment croissant de dégradation des conditions d'accès à ces services. Ce sentiment heurte de plein fouet la dimension égalitaire attachée à la notion de service public (égalité d’accès géographique et sociale).

En effet, la santé renvoie à une problématique plus générale d'accès aux services publics et d'aménagement des territoires. En ce sens, elle interpelle les élus régionaux. Cette question se pose avec une acuité toute particulière dans les espaces ruraux et dans certains  quartiers urbains en situation de désertification médicale, paramédicale et odontologique.
Car les acteurs de la santé changent. Leurs attentes évoluent. Ils/Elles revendiquent légitimement une meilleure conciliation vie professionnelle / vie personnelle. Ils aspirent à un exercice de la médecine moins isolé et davantage coordonné. Enfin ils veulent travailler dans un univers où les nouvelles  technologies sont intégrées à leur exercice.
Les représentants des citoyens/usagers, autres acteurs de la santé, ont eux aussi changé. Ils  veulent être associés au pilotage du système de santé, afin d’apporter plus de légitimité aux décisions prises. L’avenir de la santé dépend aujourd’hui de la mise en œuvre d’une réelle démocratie sanitaire.

 La loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (dite loi HPST) devait faire évoluer le système de santé français au vu des changements et attentes évoqués ci-dessus. Elle  affichait  une ambition réformatrice que devait notamment incarner le Projet de santé régional dans chaque ARS.  Mais force est de constater que les défis sont loin d’avoir été relevés et que la démocratie sanitaire est encore loin d’avoir été instaurée. 

L'intégralité de la tribune sera publiée les jours prochains dans la presse spécialisée et sur ce blog.

jeudi 13 décembre 2012

Lutte contre les déserts médicaux



Scorbé Clairvaux le 13 décembre 2012




Communiqué de presse

Marisol Touraine annonce un « Pacte territoire-santé »

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la santé, a annoncé ce jeudi 13 décembre à Scorbé-Clairvaux, dans la Vienne, en présence de Ségolène Royal, un plan global de lutte contre les déserts médicaux.
L’accès de tous les Français sur l’ensemble du territoire à des soins de qualité est une priorité absolue pour le gouvernement. Depuis 5 ans, 2 millions de Français supplémentaires sont touchés par la désertification médicale. Les inégalités entre les territoires ne cessent d’augmenter. Les délais pour accéder à un médecin spécialiste sont de plus en plus longs. Pour faire face à cet enjeu majeur, la Ministre a présenté un « pacte territoire-santé », composé de 12 engagements et d’une méthode volontariste.

Les 12 engagements proposés s’articulent autour de 3 objectifs :

1 - Changer la formation et faciliter l’installation des jeunes médecins.
• Engagement 1- Un stage en médecine générale pour 100% des étudiants.
• Engagement 2- 1500 bourses d’engagement de service public d’ici 2017.
• Engagement 3- 200 praticiens territoriaux de médecine générale dès 2013.
• Engagement 4- Un « référent-installation » unique dans chaque région.

2 - Transformer les conditions d’exercice des professionnels de santé.
• Engagement 5- Développer le travail en équipe.
• Engagement 6- Rapprocher les maisons de santé des universités.
• Engagement 7- Développer la télémédecine.
• Engagement 8- Accélérer les transferts de compétences.

3 - Investir dans les territoires isolés.
• Engagement 9- Garantir un accès aux soins urgents en moins de 30 minutes d’ici 2015.
• Engagement 10- Permettre aux professionnels hospitaliers et salariés d’appuyer les structures ambulatoires.
• Engagement 11- Adapter les hôpitaux de proximité et responsabiliser les centres hospitaliers de niveau régional à l’égard de leur territoire.
• Engagement 12- Conforter les centres de santé.

Parce que la mobilisation est essentielle à la réussite du « Pacte territoire santé », Marisol Touraine a choisi une méthode d’action volontariste et soumet ces propositions à une double concertation :
• une concertation nationale sera menée avec les associations d’élus et de patients, ainsi qu’avec les représentants de médecins – notamment des jeunes - et du monde hospitalier.
• une concertation départementale sera également menée par chaque Agence régionale de santé (ARS).
Celles-ci seront menées jusqu’à la fin février. Les nouvelles propositions formulées à cette occasion pourront conduire à amender ou compléter le « Pacte territoire-santé ».

L’égalité d’accès aux soins pour tous les Français est le fil rouge de la politique de santé du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. C’est dans cette logique qu’un accord pour limiter les dépassements d’honoraires a été trouvé. Après les obstacles financiers, ce sont aujourd’hui les obstacles géographiques que le gouvernement entend lever. Pour relever ce défi, la mobilisation de tous les acteurs est aujourd’hui essentielle.

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mardi 11 décembre 2012

Conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale

Palais d'Iéna le 10 décembre 2012



La conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale a été ouverte ce lundi à Paris au CESE, par Mmes les Ministres Marisol Touraine et Marie Arlette Carlotti. 
Objectif: trouver des solutions pour faire reculer un appauvrissement croissant de la population, sur fond de crise et d'un chômage qui explose.


Plusieurs tables rondes se sont tenues dès 15h sur les thèmes suivants:


Ces tables rondes ont été précédées d'ateliers préparatoires pendant 2 mois, à l'issue desquels des rapports ont été produits. Hier, il s'agissait souvent sur la base de ces rapports d'engager les discussions et de faire des propositions au gouvernement. Plusieurs contributions écrites ont aussi été envoyées.
J'ai participé à celle dédiée à l'accès aux soins. Cette table ronde était présidée par Mme Marisol Touraine, assisté de Michel Legros, animateur de l'atelier préparatoire.
De nombreux participants ( Partenaires sociaux, Collectivités territoriales, Elus et Territoires, Médecins du monde, Mutualité Française, Centre de santé, Associations, le CISS ...), des échanges intéressants, sérieux,  et intenses.


Ce matin, en clôture de cette conférence, Jean-Marc Ayrault a dévoilé  les grandes orientations du Gouvernement en matière de lutte contre la pauvreté telles que:
  • la revalorisation du RSA de 10% sur 5 ans, 
  • l'allocation de 100 millions d'euros supplémentaires pour le logement et l'hébergement des plus démunis, 
  • la hausse du plafond des ressources de la CMU complémentaire, 
  • la création d'une allocation d'environ 450 euros mensuels pour les jeunes en difficulté, 
  • la création d'un registre national des crédits aux particuliers et la création de structures pluridisciplinaires pour faire face aux déserts médicaux.



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samedi 8 décembre 2012

ACCES AUX SOINS DES PLUS DEMUNIS



5 PROPOSITIONS POUR FAVORISER L'ACCÈS AUX SOINS DES PLUS DÉMUNIS



I- Mise en place des comités de suivi Elus-Agence Régionale de la Santé des Programmes régionaux pour l’accès à la prévention et aux soins des plus démunis (PRAPS) 
 (conformément à la régionalisation des politiques de santé)

Depuis la loi 98-657 du 29 juillet 1998  dans chaque région et dans la collectivité territoriale de Corse, un programme régional pour l’accès à la prévention et aux soins des personnes les plus démunies (PRAPS), doit être élaboré et mis en œuvre afin de lutter contre les pathologies aggravées par la précarité ou l’exclusion sous toutes leurs formes, notamment les maladies chroniques, les dépendances à l’alcool, à la drogue ou au tabac, les souffrances psychiques, les troubles du comportement et les déséquilibres nutritionnels ». Ainsi, ils favorisent  l’accès aux droits, à la prévention et aux soins des plus démunis, s’appuyant sur les secteur sanitaire, médico social, social, en tenant compte des priorités et spécificités locales, des partenariats existants, et en garantissant la cohérence de l’ensemble des structures qui interviennent.

Ainsi, plus concrètement, les Praps peuvent mettre en place des équipes mobiles de psychiatries, conclure des Contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) pour améliorer la prévention et la prise en charge des souffrances psychiques, aider à la mise en place de Groupes d’entraide mutuelle (GEM), ou encore coopérer avec les Ateliers santé-ville (ASV)dont la mission est  de mettre en œuvre au niveau de la commune les Praps, leurs objectifs et leurs actions.

Ces programmes sont donc écrits. 
Y associer les élus, travailleurs sociaux  (CCAS, SS,…)  apporterait plus de visibilité à ces dispositifs. Les élus sont les portes paroles des patients. Ils doivent les accompagner, favoriser leur accès aux droits, en tout cas pour les plus démunis d’entre eux, afin de les rentrer dans le droit commun. Ils doivent pouvoir recenser les difficultés des patients et faire remonter ces informations. Celles-ci sont fort utiles d’une part pour la mise en œuvre de ces programmes régionaux pour l’accès à la prévention et aux soins par les professionnels, et d’autre part pour leur suivi.

II- Réintégration de l'Aide Médicale de l'Etat (dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins) dans la CMU et la Carte Vitale au nom de l'universalité des dispositifs et lutte contre le refus de soins pour les malades qui en bénéficient 


Pourquoi ne pas mettre en place dans le même temps que l’octroi de ces dispositifs (CMU AME), le protocole de médecin traitant (prétexte souvent utilisé par certains professionnels pour refuser les patients qui n’ont pas encore de Médecin Traitant déclaré) ?
Pourquoi ne pas autoriser à la SS, l’ARS ou des associations agrées à faire du TESTING auprès des professionnels de santé dans le but de dépister ceux qui refusent les patients bénéficiaires de ces dispositifs ?
Et sanctionner?


III- Le développement et soutien des centres de santé publics

 Ils attendent depuis des décennies un texte qui signerait une véritable reconnaissance.
 Quelques éléments clés :
 Les centres de santé sont ouverts à tous, combattent la médecine à deux vitesses et contribuent à la lutte contre les inégalités sociales de santé. Ils défendent une médecine de qualité pour tous. Ils proposent systématiquement le tiers-payant.
Ils existent là où des municipalités ou mutuelles à forte motivation sociale ont décidé de les créer et de les développer.
Ils sont notamment en pointe dans les soins aux toxicomanes et dans la réduction des risques. Les équipes sont aussi très motivées pour les soins aux malades du sida.
Grâce à leurs liens avec les services sociaux, les centres de santé proposent un accueil aux patients exclus socialement ou désinsérés. Les centres de santé sont également très actifs dans les secteurs de la petite enfance, de la planification familiale, de l'adolescence et du maintien à domicile.
 Les centres de santé délivrent des soins peu coûteux pour la collectivité, sans dépassements tarifaires type secteur 2, actuellement financés par les communes et les mutuelles. D'autre part, parce que les critères économiques actuellement en vigueur ne savent pas mesurer les bénéfices en terme d'efficacité sociale.
En clair, ils pratiquent depuis toujours la coordination, sont bien dans un parcours coordonné des soins, ils s'inscriven davantage dans un parcours de santé global, et intègrent depuis toujours les axes, prévention, éducation à la santé….


IV- La Dispense d’Avance de Frais (Tiers Payant Généralisé) pour tous les soins de premier recours

Contrairement aux idées reçues, cela n’entraînerait pas d’inflation dans les dépenses de santé. Il n’est plus à démontrer qu’un accès facilité aux soins de premier recours permet d’éviter des dépenses plus onéreuses (recours aux spécialistes, recours non appropriés aux urgences, hospitalisations potentiellement évitables…) et d’éviter une crise sanitaire liée au non recours aux soins d’une partie de plus en plus nombreuse de la population.

Exemple dans les landes : En octobre 2009, l’Assurance Maladie des Landes et la section professionnelle des médecins libéraux de la commission paritaire locale des Landes ont signé un protocole local de tiers payant exceptionnel pour les personnes en difficulté financière et sociale, à titre expérimental. Cette mesure encore en vigueur aujourd’hui permet aux assurés nécessiteux (En dehors des cas généraux qui bénéficient déjà de cette dispense d’avance de frais, c'est-à-dire les assurés landais qui ne peuvent prétendre à la Couverture Maladie Universelle Complémentaire (CMU C), à l’Aide à la complémentaire santé (ACS), à l’Aide Médicale d’Etat (AME), de ne pas régler directement à leur médecin traitant la part obligatoire, l’Assurance Maladie s’en chargeant à leur place.

Ceci pourrait être étendu.


V- Repenser les modalités d’obtention de l’aide à l’acquisition de la complémentaire santé (peu utilisée).

 Les personnes les plus pauvres ont accès à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C)* ou à l’Aide médicale d’Etat (AME) si elles ne peuvent justifier de trois mois de présence en situation régulière sur le territoire.

Le dispositif de l’ACS a été mis en place au 1er janvier 2005 afin d’inciter les ménages dont le niveau de vie se situe juste au-dessus (26% du plafond CMU) à acquérir une couverture complémentaire santé. Il se présente sous la forme d’un chèque santé.

La CMU-C prend en charge le ticket modérateur en soins de ville (consultations et prescriptions), mais pas les dépassements, le ticket modérateur à l’hôpital, le forfait hospitalier et, dans certaines limites fixées par la réglementation, les dépassements tarifaires pour prothèses ou appareillages (principalement en dentaire et en optique). Les soins sont pris en charge à 100 % sans avance de frais et les professionnels de santé ont l’obligation de respecter les tarifs reconnus par la Sécurité sociale.

Selon le Fonds CMU, en 2009, le nombre de bénéficiaires de la CMU-C est estimé à 3 645 913 en France métropolitaine et 4 223 788 en France entière.
516 499 personnes avaient utilisé une attestation ACS au mois de mai 2010. La cible était de 2,2 millions de bénéficiaires potentiels (Hcaam, 2007).

Il est par conséquent indispensable de développer davantage d'informations envers le public éligible et  accompagner les personnes dans leurs démarches, voire anticiper et dans ce cas, un  croisement d’informations devrait permettre à l’administration de connaître les bénéficiaires potentiels du dispositif.
 Rendre attractif l’ACS implique de repenser les modalités d’acquisition du dispositif : en particulier, de supprimer des effets de seuil en privilégiant la progressivité

L'aide serait mieux ciblée, plus juste.


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vendredi 7 décembre 2012

Rencontre ARF/ Mutualité Française



Audition de Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général de la Mutualité Française: (En remplacement du président Etienne Caniard empêché)


Les Conseils régionaux et la Mutualité Française travaillent déjà sur de nombreux projets. Depuis la création des ARS, il est évident que la Région est le territoire pertinent pour l’organisation de l’offre de soins.
L’accès aux soins a été le thème du 40 ème Congrès de la Mutualité Française en octobre 2012.
La sécurité sociale doit  rester le socle de notre solidarité nationale/sociale

Quelques chiffres :

-          la Mutualité Française fédère près de 500 mutuelles santé
-          près de 6 Français sur 10 sont protégés par une mutuelle (18 millions d’adhérents, 38 millions de personnes protégées).
-          les trois acteurs de la complémentaire santé : les mutuelles, les assurances, les institutions  de prévoyance.
-          Le coût des complémentaires a doublé en dix ans (à cause de l’ONDAM, des taxes et des transferts)

Quelques données qualitatives :

-          le niveau de couverture des personnes bénéficiant d’une mutuelle baisse
-          le taux d’effort des Français pour l’acquisition d’une mutuelle a atteint son plafond
-          le malaise des médecins persiste alors même que l’argent consacré à la santé est important
-          le système reste trop « hospitalo-centré » alors qu’il serait préférable de penser en termes de « parcours de santé.

Le regard de la Mutualité sur l’actualité:

1- La proposition de loi Le Roux sur les Réseaux mutualistes

Ce texte adopté par l’Assemblée nationale vise  à autoriser les mutuelles à mettre en place des réseaux de soins.  Il s’agit en fait de rétablir le droit des mutuelles de pratiquer des remboursements différenciés comme peuvent le faire les autres complémentaires santé, assureurs ou institutions de prévoyance. Ce droit avait été invalidé par un arrêt de la Cour de cassation en 2010. Concrètement cela concerne les réseaux d’opticiens, de dentistes et d’audioprothésistes. Les médecins ne sont pas concernés.

De nombreux rapports insistent sur la pertinence de ce dispositif de conventionnement qui limite les dépenses et facilite l’accès aux soins.


2- L‘accord sur les dépassements d’honoraires

Le directeur général de la Mutualité Française a défendu la signature de cet accord. C’est à ses yeux le premier pas vers l’encadrement et la limitation des dépassements d’honoraires. Sur le fond, il reconnaît que les dépassements d’honoraires constituent une mise en cause du caractère solidaire du système d’Assurance Maladie. En, 2010, ils représentaient 12,1 milliards d’Euros (dont 2,5 milliards pour les seuls dépassements d’honoraires médicaux).

Les membres de la Commission ne partagent pas la même opinion que la Mutualité Française. L’accord serait déséquilibré  trop en faveur des médecins du secteur 2 au détriment de ceux qui prônent de nouveaux modes de rémunération. Les inégalités d’accès aux soins seraient accentuées.

La Mutualité Française propose à l’ARF de poursuivre ultérieurement les échanges et reste à la disposition de la Commission Santé.

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jeudi 6 décembre 2012

Généralisation du tiers payant



 Favoriser l'accès aux soins

La commission Santé de l’ARF souhaite se positionner dans le débat national actuel sur l’accès aux soins. Les Régions, de plus en plus confrontées aux inégalités d’accès aux soins sur leurs territoires, en ont toute légitimité. J'ai soumis un texte aux Présidents de Région leur proposant d’être candidats à l’expérimentation de la généralisation du Tiers Payant sur leur territoire.
 Nous ferons ensuite part de leurs candidatures à la Ministre de la Santé, Marisol Touraine. Cette mesure de « dispense d’avance de frais » est portée par de nombreux représentants de médecins (MG France, Médecins du Monde, SMG), par les signataires du Manifeste pour une Santé Egalitaire et Solidaire et par des associations d’usagers.
 L’objectif est de conduire une action commune entre les Régions, les associations de professionnels et la Mutualité Française.

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mardi 4 décembre 2012

Audition de Madame Aude Mainguy Présidente de ReAGJIR




Audition de Madame Aude Mainguy Présidente de ReAGJIR (regroupement autonome     des généralistes jeunes installés et remplaçants).

La parole publique des professionnels de santé est monopolisée par les syndicats de médecins conviés à la table des négociations de l’Assurance Maladie et du Ministère de la Santé. Or, ils sont loin de représenter tous les  médecins. La Commission de l’ARF que je préside a donc souhaité auditionner d’autres organisations. ReAGJIR a répondu à notre invitation.

Ce regroupement de jeunes médecins est force de propositions.  Outre les aides pratiques fournies à ses adhérents, il travaille à la promotion de la médecine générale. ReAGJIR était présent en tant qu’observateur lors des dernières négociations conventionnelles qui, à ses yeux, se sont conclues par peu d’avancées.  Il s’oppose aux dépassements abusifs freins à l’égal accès aux soins pour tous. La participation des mutuelles  aux dépassements doit être limitée. Il prône la diversification des modes de rémunérations des médecins. Il demande le conventionnement des remplaçants (jusqu’à présent limité aux médecins installés).
ReAGJIR nous a également fait part de ses propositions pour lutter contre les déserts médicaux. Les incitations financières ne suffisent pas. Il faudrait privilégier les aides organisationnelles. En amont, cela passe par le renforcement de la filière universitaire de médecine général. Dans le cadre de l’exercice libéral : création d’un guichet unique, favoriser le regroupement sur la base de projets réels, réfléchir à de nouveaux modes de rémunérations ; améliorer le statut et les conditions d’exercice des remplaçants qui sont les « futurs installés ».

samedi 1 décembre 2012

Journée mondiale de la lutte contre le SIDA




 Test de dépistage rapide du virus du sida

Depuis le 9 juin 2010, le test de dépistage rapide du virus du sida est autorisé en France. Son nom : le test rapide d’orientation diagnostique (le Trod). C'est une vraie avancée par rapport aux tests de dépistage classiques : en effet, il suffit de prélever une goutte de sang sur le doigt et d’attendre 30 min seulement pour connaître le résultat ! 

Ce test peut être effectué par les médecins de ville, dans les établissements et services de santé, par des associations dans des lieux publics ciblés.


Avec 5 millions de tests réalisés chaque année, un chiffre constant depuis 2006, la pratique du dépistage est jugée très insuffisante, sachant qu’environ 40 000 personnes en France ignorent leur séropositivité et qu’un tiers des diagnostics sont posés très tardivement.

L’un des objectifs du TROD est de convaincre tous ceux qui n’osaient pas se rendre dans un centre de dépistage et éviter ainsi les diagnostics trop tardifs. Plus le résultat est connu tôt, plus le traitement antirétroviral peut lui-même être commencé tôt et donc le système immunitaire est renforcé et on réduit le risque de maladies et de décès liés au VIH.

Bonne nouvelle: 

La Region Poitou Charentes soutient financièrement chaque année les actions de l'association  AIDES. 
4 stands Angouleme, La Rochelle, Niort, Poitiers proposent ces TROD.

Pour Angoulème RDV au bd Marengo de 10h à18h.



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mercredi 18 juillet 2012

Rénover et Agir

Dans ce monde en mutation, balayé et frappé par des conflits importants, les socialistes forts de leurs convictions ont le devoir de réussir le changement. C’est dans cet esprit, que le Groupe Rénover et Agir entend soumettre à l’approbation du vote des militants cette contribution. Cette contribution fait de l’égalité, son axe principal. 

Le Congrès qui se tiendra à Toulouse, les 26, 27 et 28 Octobre 2012, n’est pas un Congrès pour la désignation de candidat à l’élection présidentielle, mais un congrès qui doit permettre au Parti Socialiste de se mettre en ordre de bataille derrière celui qui a été son candidat et qui dirige la France. Nous avons porté un projet juste et solidaire ces derniers mois, aujourd’hui il s’agit de le réussir. Le Parti Socialiste a connu une éclatante victoire aux dernières élections présidentielles et législatives.

Il ne s’agit pas pour nous, seulement de succéder à la Droite, mais de changer la France.

Ce grand Parti de Jean Jaurès, est la seule force politique crédible et responsable de gauche, capable de redonner l’espoir et le rêve aux Français, en accompagnant de grandes réformes et en faisant de l’égalité son axe fondateur.

Comment ne pas s’inquiéter du développement « des salariés pauvres » ?

 Comment accepter le nombre croissant de bénéficiaires du RSA ? 

 Comment accepter le triste spectacle des personnes sans domicile fixe, qui dorment dans nos rues, victimes de l’explosion du coût du foncier, de la spéculation, de l’absence de politique nationale de construction de logements ? 

 Comment ne pas discerner la montée des discriminations au regard des 6 millions d’électeurs ayant voté pour le Front National ? 

Aujourd’hui la demande sociale d’égalité de traitement est importante, le Parti Socialiste doit être celui qui peut l’entendre à sa juste place et y répondre de manière efficace.

 Lutter contre toutes les formes de discriminations, se battre pour promouvoir dans notre parti comme dans la société, une réelle égalité entre les hommes et les femmes, est pour nous socialistes, un défi, disons plutôt une obligation. 

 Le Parti Socialiste est le parti de la justice et du progrès social, il se doit à ce propos d’être exemplaire. Il doit pouvoir offrir aux citoyens la réceptivité nécessaire pour rester en phase avec l'évolution de la société. Il doit s’autoriser à penser pleinement l’égalité et vouloir l’incorporer durablement dans les pratiques sociales et les modes de fonctionnement des institutions.

L'intégralité de la contribution 

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Mes contributions au Congrès PS de Toulouse



 Après la présentation par la 1ère Secrétaire de notre parti Martine AUBRY, des modalités de préparation du Congrès qui se tiendra fin Octobre à Toulouse, j'ai ressenti comme un devoir de m'exprimer à la fois sur la vie du parti socialiste telle que je la vois ou la rêve, et sur les questions de santé sur lesquelles, au delà de ma vie civile, je m'investis totalement depuis 2004, sur le plan régional et depuis 2010 sur le plan national. C'est le fruit d'un long travail, de longs échanges entre camarades. Je propose donc ces travaux au pot commun de notre parti.


 Merci d'avance pour vos remarques, nécessaires pour enrichir cette réflexion. Merci aussi pour votre soutien.

  Lire l'article de la Charente Libre

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dimanche 5 février 2012

Le discours de clôture de François Hollande au forum "La santé est notre avenir"

Le projet de François Hollande pour la santé

Le projet de François Hollande pour la santé s'articule autour de trois axes:
1- mieux prévenir,
2- mieux guérir et
3- mieux garantir.

La santé occupe un place de choix dans le projet présidentiel et ses engagements se déclinent en de nombreuses mesures:

Pour une protection de l'hôpital et du service public de la santé:
- Réformer la tarification des hôpitaux pour mettre fin à leur assimilation avec les établissements privés;
- Considérer l'hôpital comme un service public et non comme une entreprise;
- Améliorer la prise en compte de la santé publique, notamment en augmentant la part de rémunération forfaitaire des médecins généralistes.

Pour une égalité de l'accès aux soins sur tout le territoire:
- Favoriser une meilleure répartition des médecins par la création de pôles de santé de proximité dans chaque territoire;
- Fixer un délai maximum d’une demi-heure pour accéder aux soins d’urgence.

Pour une santé accessible:
- Encadrer les dépassements d’honoraires;
- Favoriser une baisse du prix des médicaments;
- Supprimer le droit d’entrée dans le dispositif de l’aide médicale d’Etat.


Le bilan du président sortant: la santé mise à mal

Sur les cinq dernières années, la santé a été au nombre des victimes de la politique du président sortant: l'accès aux soins, l'hôpital public, les crises et le budget de la sécurité sociale ont tous été mal traités, mal gérés.

Des difficultés croissantes d’accès aux soins : 50% du montant des soins courants n'est plus remboursé, ce qui oblige de plus en plus de Français à sacrifier leur santé pour des raisons économiques.

L’hôpital public maltraité : de sévères coupes budgétaires et des réductions d'effectifs conduisant à une véritable souffrance de la part des personnels de santé, dont les résultats sont systématiquement jugés à l'aune de ceux du secteur privé, sans prise en compte de la notion de service public.

Une mauvaise gestion des crises: que ce soit celle du Médiator ou des prothèses mammaires PIP, le gouvernement n'a pas su prendre les bonnes mesure au moment opportun.

Une irresponsabilité financière exceptionnelle : le déficit cumulé dela sécurité sociale depuis 2009 atteint 37 milliard d'euros, remettant en cause l'équilibre à terme de notre système de protection sociale.


Retrouvez le discours de clôture de François Hollande
au forum "La santé est notre avenir"


François Hollande à Paris le 2 Février 2012 par francoishollande

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mercredi 1 février 2012

FORUM SANTE




FORUM 1ER ET 2 FEVRIER
LA SANTE EST NOTRE AVENIR



Programme

Ateliers thématiques à la Maison de l’Amérique Latine 217 Boulevard Saint-Germain 75007 Paris

Ces ateliers thématiques visent à permettre l’expression et le débat des différents
points de vue des experts, professionnels, acteurs du monde de la santé et des
responsables politiques.


1ER FEVRIER

9 h : Accueil et ouverture par Marisol Touraine et Jean-Marie Le Guen

9 h 15– 11 h

• Atelier : Refonder les soins de premier recours et réduire les
inégalités de santé
Animateurs : Christian Paul / Yves Daudigny
Intervenants : Michel Chassang, CSMF / Claude Leicher, MG France / Pierre de Haas, FFMPS / Marie Josée Augé-Caumon, USPO

• Atelier : Le médicament au service de la santé
Animateurs : Dominique Orliac / Ronan Kerdraon
Intervenants : Nicolas Cartier, Sanofi / Irène Frachon, Pneumologue / Philippe
Lamoureux, LEEM / Hervé Le Louët, centre régionaux de pharmaco-vigilance.

11 h 15–13 h

• Atelier : Un nouveau pacte de confiance avec les professionnels de santé
Animateurs : Jacky Le Menn / Catherine Lemorton
Intervenants : Serge Uzan, faculté Pierre et Marie Curie / Philippe Tisserand, FNI /
Christine Meyer, Mutualité française / Charline Boissy, Isnar-img


• Atelier : Gouverner notre système de santé
Animateurs : Jean-Louis Touraine / Thierry Philip
Intervenants : Laurent El Ghozi, ESPT / Pierre Jean Lancry, ARS / Christian Saout,
CISS / Pierre Louis Bras, professeur associé à Paris X.


14 h 15 –16h

• Atelier : Un nouvel élan pour la santé publique : éducation et prévention
Animateurs : Michèle Delaunay
Intervenants : Jean-Paul Moatti, Inserm / Yannick Lucas, Ligue contre le Cancer /
Christian Andreo, Aides / Serge Hercberg, PNNS

• Atelier : Instaurer une véritable démocratie sanitaire
Animateurs : Claude Pigement
Intervenants : Gérard Raymond, Association des diabétiques / Emmanuel Hirsch,
Professeur d’éthique médicale / un représentant du CISS

16 h 15 –18h

• Atelier : Santé au travail : la connaître, la prévenir, la réparer
Animateurs : Christian Hutin
Intervenants : Patrick Légeron : fondateur du cabinet Stimulus Conseil et auteur du
rapport sur le risques psycho-sociaux / Karim Felissi : conseiller national de la
FNATH

• Atelier : Préserver la santé environnementale
Animateurs : Gérard Bapt / Jean-Pierre Caffet
Intervenants : André Cicollela, Réseau environnement santé / Jean-Francois Girard, Sorbonne Paris Cité / Alfred Spira, Inserm


2 FEVRIER


9 h – 11 h

• Atelier : Redonner un avenir à l’hôpital public
Animateurs : Jean Mallot / Catherine Génisson
Intervenants : Rachel Bocher, INPH / Norbert Skurnik, CMH / Anne-Marie
Armanteras-de Saxcé, Directrice d’hôpital / Christophe Prudhomme, CGT / Olivier
Lyon-Caen, chef du service de neurologie de la Pitié-Salpêtrière

• Atelier : Investir dans la recherche biomédicale
Animateurs : Geneviève Fioraso
Intervenants : Alain Fisher, Necker-Imagine / José Sahel, Institut de la Vision
/Christine Petit, Pasteur / Christian Bréchot, Institut Bio-Mérieux


11 h –13 h

• Atelier : Protéger la santé des plus vulnérables
Animateurs : Danièle Hoffman-Rispal / Samia Ghali
Intervenants : Denis Piveteau, HCAAM / Olivier Bernard, MDM / Mady Denantes, Comegas / Danièle Sommelet, Pédiatre

14 h -16 h

• Atelier : Changer de regard sur la santé mentale
Animateurs : Serge Blisko / Christiane Demontès
Intervenants : Francois Caroli, Chef de service au centre Hospitalier Ste-Anne /
Edouard Couty, auteur de rapport « Missions et organisation de la santé mentale
et de la psychiatrie » / Serge Kannas, ancien directeur de la Mission Santé
Mentale / Annie Labbé, présidente de l’association Argos 2001.

• Atelier : La dimension internationale d’une politique de santé
Animateurs : Sandrine Mazetier / Charlotte Brun
Intervenants : Marie-Pierre Allié , Présidente de MSF / Etienne Grass, expert
affaires sociales internationales

Séance plénière

Grand Amphi de la Faculté de Médecine des Saints-Pères
45, rue des Saints-Pères, 75006 Paris

2 Février 17h – 19 h

Grands témoins :
-« La santé, au coeur de notre développement futur »
-« Garantir l’accès à la santé pour tous »


Discours de François Hollande

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mardi 4 octobre 2011

Vœu de la Conférence nationale de santé du 3 octobre 2011 à l’occasion du projet de loi relatif au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament

Ce message a été adressé hier aux députés (bureau de l'Assemblée Nationale, commission des affaires sociales, groupes politiques) et à la presse.



Je suis heureuse d'avoir apporté ma contribution, notamment d'avoir alerté les membres de la commission permanente, sur la justification d'essais thérapeutiques versus placebos dans le cas de maladies orphélines. Elle en a tenu compte.
Beau travail de Franck barbier (AIDES) et du collectif .

Pour lire ce vœu cliquez ici


Voir site web de la CNS : cliquez ici
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vendredi 30 septembre 2011

Commission Santé ARF

Paris le 29 septembre 2011
Point sur la Télémédecine en France


Décret sur la télémédecine
du 21 octobre 2010


Ce décret relatif à la télémédecine, précise la définition, les conditions de mise en œuvre et l’organisation de cette activité, en application de la loi du 21 juillet 2009 portant réforme de l’hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires.
Le décret 2010-1229 du 19 octobre 2010 stipule que les actes de télémédecine sont "réalisés à distance, au moyen d’un dispositif utilisant les technologies de l'information et de la communication".

Relèvent de cette définition: la téléconsultation, la téléexpertise, la télésurveillance médicale, la téléassistance médicale et "la réponse médicale qui est apportée dans le cadre de la régulation médicale" des urgences et de la permanence des soins (Samu et Centres 15).

Ces actes "sont réalisés avec le consentement libre et éclairé de la personne", après information par un professionnel de santé, "sauf opposition de la personne dûment informée".

Leur mise en œuvre garantit en tous cas "l'authentification des professionnels de santé intervenant dans l’acte, l'identification du patient et l'accès des professionnels aux données médicales du patient nécessaires à la réalisation de l'acte".

Intervention du Dr Pierre SIMON
Président de l'ANTEL


Exemples d'actions de télémédecine dans les régions:
- Champagne Ardennes
- Poitou Charentes
- Lorraine

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mardi 13 septembre 2011

Conférence nationale de santé

Commission permanente du 13 septembre 2011




Elue pour représenter les collectivités(Mairies, Départements, Régions de France)depuis le mois de juin, c'est avec grand plaisir que je siège dans cette assemblée très à la pointe et plurielle.
Lors de cette seconde réunion, les 24 membres se sont retrouvés au Ministère afin de reflechir sur ces 3 thèmes:


1. Saisine du DGS du 7 juillet 2011 sur les éléments de réflexion pour une politique nationale de santé 2011-2025


2. Projet de loi relatif au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé


3. Gouvernance régionale

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